Il le baptisa La Navidad (Nativité) et y laissa trente-neuf membres de l’expédition avec pour mission de découvrir et d’entreposer l’or. En 1492, le navigateur génois Christophe Colomb (1451 − 1506), soutenu par le roi et la reine d'Espagne, s'engage dans une traversée de l'océan Atlantique. Pour­tant, à peu près au quart de la dis­tance réelle, entre l’Eu­rope et l’A­sie, il ren­con­tra une terre incon­nue, non réper­to­riée : les Amé­riques. ». Tou­jours selon Las Casas, les Indiens n’a­vaient pas de reli­gion, ou du moins pas de temples. Ils piochent, cassent les rochers, déplacent les pierres et transportent les gravats sur leur dos pour les laver dans les rivières. À Haïti, les marins laissés à Fort Navidad avaient été tués par les Indiens après qu’ils eurent sillonné l’île par petits groupes à la recherche de l’or et dans l’intention d’enlever femmes et enfants dont ils faisaient leurs esclaves – pour le travail comme pour satisfaire leurs appétits sexuels. », D’après Colomb, les Indiens étaient « si naïfs et si peu attachés à leurs biens que quiconque ne l’a pas vu de ses yeux ne peut le croire. Ces Arawaks des îles de l’archipel des Bahamas ressemblaient fort aux indigènes du continent dont les observateurs européens ne cesseront de souligner le remarquable sens de l’hospitalité et du partage, valeurs peu à l’honneur, en revanche, dans l’Europe de la Renaissance, alors dominée par la religion des papes, le gouvernement des rois et la soif de richesses. Pen­dant que les hommes étaient envoyés au loin dans les mines, les femmes res­taient à tra­vailler le sol, confron­tées à l’é­pou­van­table tâche de pio­cher la terre pour pré­pa­rer de nou­veaux ter­rains des­ti­nés à la culture du manioc. . ] 4 janv. […] Ils ne portent pas d’armes et ne semblent pas les connaître car, comme je leur mon­trai une épée, ils la sai­sirent en toute inno­cence par la lame et se cou­pèrent. C’est ainsi qu’a commencé, il y a cinq cents ans, l’histoire de l’invasion européenne des territoires indiens aux Amériques. Colomb, pour sa part, sou­hai­tait expé­dier, « au nom de la Sainte Tri­ni­té, autant d’es­claves qu’il [pour­rait] s’en vendre Â». En retour de l’or et des épices qu’il ramè­ne­rait, les monarques espa­gnols pro­mirent à Colomb 10 % des pro­fits, le titre de gou­ver­neur géné­ral des îles et terres fermes à décou­vrir, et celui, glo­rieux — créé pour l’oc­ca­sion — d’a­mi­ral de la mer Océane. L’Espagne venait à peine d’achever l’unification de son territoire et de rejoindre le groupe des États-nations modernes que formaient la France, l’Angleterre et le Portugal. En réa­li­té, s’i­ma­gi­nant le monde plus petit qu’il ne l’est réel­le­ment, Colomb n’au­rait jamais atteint l’A­sie, qui se situait à des mil­liers de kilo­mètres de la posi­tion indi­quée par ses cal­culs. Au com­men­ce­ment, donc, étaient la conquête, l’es­cla­vage et la mort, selon Las Casas — et cela même si cer­taines don­nées sont un peu exa­gé­rées : y avait-il effec­ti­ve­ment trois mil­lions d’In­diens, comme il le pré­tend, ou moins d’un mil­lion, selon cer­tains his­to­riens, ou huit mil­lions, selon cer­tains autres ? Les Espagnols lançaient alors les chiens à leurs trousses et les exécutaient. "Les Indiens n'ont pas d’armes et sont si peureux qu'à mille, ils n'oseraient pas combattre trois des nôtres. Dans son journal de bord, Christophe Colomb laisse transparaître les trois principaux buts de son voyage : La conquête Là, des traces d’or au fond des rivières et un masque en or présenté à Christophe Colomb par un chef local inspirèrent de folles visions aux Européens. Ce récit est unique et mérite qu’on le cite lon­gue­ment : « D’in­nom­brables témoi­gnages […] prouvent le tem­pé­ra­ment paci­fique et doux des indi­gènes. », Dans le second volume de son His­toire géné­rale des Indes, Las Casas (il avait d’a­bord pro­po­sé de rem­pla­cer les Indiens par des esclaves noirs, consi­dé­rant qu’ils étaient plus résis­tants et qu’ils sur­vi­vraient plus faci­le­ment, mais revint plus tard sur ce juge­ment en obser­vant les effets désas­treux de l’es­cla­vage sur les Noirs) témoigne du trai­te­ment infli­gé aux Indiens par les Espa­gnols. Lénine lorsqu'il prit le pouvoir en 1917, François Mitterrand qui prend possession de l'Élysée le 21 mai 1981, … et autant d’esclaves qu’ils en exigeront ». On voit ces indigènes, représentés comme des individus "naturels", courant nus à droite de l'image. Las Casas, qui avait retranscrit le journal de Colomb, commença vers l’âge de cinquante ans une monumentale Histoire générale des Indes, dans laquelle il décrit les Indiens. A votre avis, j'explique... ghostofmomo: j'adore les compliments, merci beaucoup... vous pouvez m'expliquer "GITMO" SVP e... garde: Un bon torche cul de collabo , magistrale de conneries et surtout un soutien à d... figure de proue: En tant que soutien déclaré a cette escroquerie il serait temps que vous preniez... Junona duprieu: Vois vous foutez de qui là ??? En réalité, s’imaginant le monde plus petit qu’il ne l’est réellement, Colomb n’aurait jamais atteint l’Asie, qui se situait à des milliers de kilomètres de la position indiquée par ses calculs. Ce récit est unique et mérite qu’on le cite longuement : « D’innombrables témoignages [ .. . ] . ] Colomb écrit plus tard dans son journal de bord : « Ils [ . Les Espa­gnols lan­çaient alors les chiens à leurs trousses et les exé­cu­taient. Ces Ara­waks des îles de l’ar­chi­pel des Baha­mas res­sem­blaient fort aux indi­gènes du conti­nent dont les obser­va­teurs euro­péens ne ces­se­ront de sou­li­gner le remar­quable sens de l’hos­pi­ta­li­té et du par­tage, valeurs peu à l’hon­neur, en revanche, dans l’Eu­rope de la Renais­sance, alors domi­née par la reli­gion des papes, le gou­ver­ne­ment des rois et la soif de richesses. […] https://partage-le.com/2015/10/christophe-colomb-les-indiens-et-le-progres-de-lhumanite-howard-zinn/ […]. », D’a­près Colomb, les Indiens étaient « si naïfs et si peu atta­chés à leurs biens que qui­conque ne l’a pas vu de ses yeux ne peut le croire. C’est un mot qui permet aux corporatistes commerciaux, avec leurs bons sentiments "verts" médiatiques, de rejoindre l’impitoyable déni des privilégiés. Trois mil­lions d’in­di­vi­dus ont donc été vic­times de la guerre, de l’es­cla­vage et du tra­vail dans les mines, entre 1494 et 1508. Une his­toire popu­laire des États-Unis de 1492 à nos jours. Lorsqu’il devint évident que l’île ne recelait pas d’or, les Indiens furent mis en esclavage sur de gigantesques propriétés, plus connues par la suite sous le nom de encomiendas. Les Européens sélectionnèrent les cinq cents meilleurs « spécimens », qu’ils embarquèrent sur leurs navires. » (Christophe Colomb, Lettre à Luis de Santangel) Les Indiens sont « propres à être commandés et à ce qu'on les fasse travailler, semer et mener tous autres travaux qui seraient nécessaires, à ce qu'on leur fasse bâtir des villes, à ce qu'on leur enseigne à aller vêtus et à prendre nos coutumes. Il resta donc là toute cette journée. L’amiral [Colomb], il est vrai, était à ce sujet aussi aveugle que ses successeurs et si anxieux de satisfaire le roi qu’il commit des crimes irréparables contre les Indiens. [ … ] En bref, les maris mouraient dans les mines, les femmes mouraient au travail et les enfants mouraient faute de lait maternel. 2017 - Explorez le tableau « christophe colomb » de corinne saer fernandez, auquel 176904 utilisateurs de Pinterest sont abonnés. Il fit de nouveaux prisonniers indigènes qu’il embarqua à bord des deux navires restants. Ain­si, à l’ap­proche du rivage, les Euro­péens furent-ils rejoints par les Indiens ara­waks venus les accueillir à la nage. Comme tout individu cultivé de ce temps, Colomb sait que la Terre est ronde et qu’il est possible de naviguer vers l’ouest pour rejoindre l’Extrême-Orient. « À la pointe du jour, je mis la voile pour suivre mon chemin à la recherche des îles dont les Indiens … Qui, par­mi les géné­ra­tions futures, pour­ra croire pareille chose ? À His­pa­nio­la, l’é­pave de la San­ta Maria, échouée, four­nit à Colomb de quoi édi­fier un for­tin qui sera la toute pre­mière base mili­taire euro­péenne de l’hé­mi­sphère occi­den­tal. Néan­moins, dans l’en­semble, les Indiens et les Indiennes réagissent aus­si peu à la nudi­té des corps que nous réagis­sons à la vue des mains ou du visage d’un homme. 21 octobre 2015 Ils feraient d’excellents domestiques. Je vous remer­cie donc une fois de plus, Ô his­to­rien si talen­tueux du 21eme siècle. Lorsqu’ils « étaient pressés, ils se déplaçaient à dos d’Indien » ou bien ils se faisaient transporter dans des hamacs par des Indiens qui devaient courir en se relayant. Post comment Sur Hispaniola (La Española) il obtient une "encomienda" d’indiens, se consacrant dans un premier temps aux travaux agricoles, puis sera ordonné prêtre en … se trouva dépeuplée. Bien qu’ignorant l’acier, ils portaient néanmoins de petits bijoux en or aux oreilles. Les tentatives de réaction de la part des Indiens échouèrent toutes. [ … ] Pourtant, notre activité n’a consisté qu’à les exaspérer, les piller, les tuer, les mutiler et les détruire. L'ouvrage dirigé par Franz-Olivier Giesbert et Claude Quétel (éditions Perrin-« Le Point »), qui réunit vingt plumes d'historiens et de journalistes du « Point », vous entraîne au cœur de leur dramaturgie, en suivant au plus près le personnage qui en fut le protagoniste. Lors­qu’ils « Ã©taient pres­sés, ils se dépla­çaient à dos d’In­dien Â» ou bien ils se fai­saient trans­por­ter dans des hamacs par des Indiens qui devaient cou­rir en se relayant. Tome 100, numéro 2, 1993. pp. ». ... écrit-il dans son journal de bord. […] Pour­tant, notre acti­vi­té n’a consis­té qu’à les exas­pé­rer, les piller, les tuer, les muti­ler et les détruire. En outre, lorsque l’eau enva­hit les gale­ries, la tâche la plus haras­sante de toutes consiste à éco­per et à la reje­ter à l’ex­té­rieur Â». ». c) Que fait Christophe Colomb à son arrivée le 12 octobre ? Les Espa­gnols allèrent d’île en île dans la mer des Caraïbes pour y cap­tu­rer des Indiens. 1- Portrait de Colomb. Les suicides au poison de manioc se multiplièrent au sein de la communauté arawak. Puis, dans un élan de ferveur religieuse, il poursuivait : « C’est ainsi que le Dieu éternel, notre Seigneur, apporte la réussite à ceux qui suivent Sa voie malgré les obstacles apparents. Ce premier voyage de Christophe Colomb, nous est bien connu grâce à un résumé que fit Bartolomé de Las Casas qui avait sous les yeux une copie du journal de bord du découvreur. Chris­tophe Colomb pré­ten­dit qu’il avait lui-même aper­çu une lumière la veille et empo­cha la récom­pense. Sur la foi du rapport exalté et des promesses abusives de Christophe Colomb, la seconde expédition réunissait dix-sept bâtiments et plus de douze cents hommes. Cer­taines mères, au déses­poir, noyaient même leurs bébés. Avec seulement cinquante hommes, nous pourrions les soumettre tous et leur faire faire tout ce que nous voulons. (par Kim Hill), COLÓN, LOS INDÍGENAS Y EL PROGRESO HUMANO (Howard Zinn). Des détails techniques, les personnages et des incidents appartiennent au Journal de Christophe Colomb, rédigé par son ami Las Casas, qui avait en main les notes autographes de son voyage. Las Casas rend ainsi compte des rapports entre les sexes : « Les lois du mariage sont inexistantes : les hommes aussi bien que les femmes choisissent et quittent librement leurs compagnons ou compagnes sans rancœur, sans jalousie et sans colère. Le journal de bord de Christophe Colomb. L'or en échange de perles de verre Christophe Colomb, La découverte des Amériques, 1492-1493 Lundi 17 décembre Il s'éleva cette nuit un vent violent est-nord-est, mais la mer ne s'agita pas beaucoup parce qu'elle est là, gardée et protégée par l'île de la Tortue qui, vis-à vis le port où était l'Amiral, ménage un abri. Ils comptent exclusivement sur leur environnement naturel pour subvenir à leurs besoins ; ils sont extrêmement généreux concernant ce qu’ils possèdent et, par là même, convoitent les biens d’autrui en attendant de lui le même degré de libéralité. [ . A C T U A L I T É, AMÉRIQUE LATINE, Articles, Histoire, Livres Puis, dans un élan de fer­veur reli­gieuse, il pour­sui­vait : « C’est ain­si que le Dieu éter­nel, notre Sei­gneur, apporte la réus­site à ceux qui suivent Sa voie mal­gré les obs­tacles appa­rents. Lorsque le cli­mat se fit plus rigou­reux, les Indiens cap­tifs décé­dèrent les uns après les autres. Las Casas, qui avait retrans­crit le jour­nal de Colomb, com­men­ça vers l’âge de cin­quante ans une monu­men­tale His­toire géné­rale des Indes, dans laquelle il décrit les Indiens. La source principale — et, sur bien des points, unique — de renseignements sur ce qu’il se passait dans les îles après l’arrivée de Christophe Colomb est le témoignage de Bartolomé de Las Casas qui, jeune prêtre, participa à la conquête de Cuba. Extraits tirés de "Relations des quatre voyages entrepris par Christophe Colomb pour la découverte du nouveau monde de 1492 à1504, suivie de diverses lettres et pièces inédites extraites des archives de la monarchie espagnole" – Martin Fernandez de Navarrete. Un rap­port daté de 1650 affirme que tous les Ara­waks et leurs des­cen­dants ont dis­pa­ru à Haï­ti. Rodri­go ne reçut jamais cet argent. [ … ] J’ai vu de mes yeux tous ces actes si contraires à la nature humaine et j’en tremble au moment que j’écris. Ce n’était décidément pas le paradis de l’or mais il fallait absolument expédier en Espagne une cargaison d’un quelconque intérêt. En 1515, il ne restait plus que quinze mille Indiens, et cinq cents seulement en 1550. Trois millions d’individus ont donc été victimes de la guerre, de l’esclavage et du travail dans les mines, entre 1494 et 1508. [ . Mais trop d’es­claves mou­raient en cap­ti­vi­té. Tout Indien surpris sans ce talisman avait les mains tranchées et était saigné à blanc. Article ori­gi­nal publié en anglais sur le site de « Stop the War Coa­li­tion Â», à l’a­dresse sui­vante : http://stopwar.org.uk/news/hilary-clinton-and-jeb-bush-the-two-sociopaths-competing-to-be-the-next-us-president  19 février 2015 — Matt Carr Les deux prin­ci, Du « développement durable Â» au capitalisme vert (par Derrick Jensen), Le mot soutenable n'est plus qu'un Gloire au seigneur ! Lorsque fina­le­ment Chris­tophe Colomb et son équi­page se ren­dirent à terre, avec leurs épées et leur drôle de par­ler, les Ara­waks s’empressèrent de les accueillir en leur offrant eau, nour­ri­ture et pré­sents. On assassinait les enfants pour les soustraire aux Espagnols. Déjà, on avait pu voir flotter des branches et des morceaux de bois à la surface de l’océan et voler des groupes d’oiseaux : signes annonciateurs d’une terre proche. À un certain point de l’île, Christophe Colomb s’en prit à des Indiens qui refusaient de lui procurer autant d’arcs et de flèches que son équipage et lui-même en souhaitaient. Election 2020 (V) : Trump atteint d’Alzheimer électoral ! Au cours du combat, deux Indiens reçurent des coups d’épée et en moururent. », Las Casas nous raconte encore comment les Espagnols « devenaient chaque jour plus vaniteux » et, après quelque temps, refusaient même de marcher sur la moindre distance. À un cer­tain point de l’île, Chris­tophe Colomb s’en prit à des Indiens qui refu­saient de lui pro­cu­rer autant d’arcs et de flèches que son équi­page et lui-même en sou­hai­taient. Deux cents d’entre eux mou­rurent durant la tra­ver­sée. D’après le journal de bord de Christophe Colomb, 16 décembre 1492. ». Exploités à l’extrême, ils y mouraient par milliers. Leurs véritables intentions devenant rapidement évidentes, ils trouvaient de plus en plus de villages désertés par leurs habitants. . ] À par­tir de 2013, c’est lui qui com­mence à publier les révé­la­tions d’Edward Snow­den sur les pro­grammes de sur­veillanc, Daliborka Milovanovic : « Une éducation ne doit surtout pas se vouloir efficace Â», Nous vous proposons ci-après un entretien avec Dalirboka Milovanovic, réalisé par Kevin Amara, un de nos contributeurs. . Ami­ca­le­ment, Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Le pre­mier homme qui aper­ce­vrait une terre était sup­po­sé rece­voir une rente per­pé­tuelle de 10 000 mara­vé­dis. Bien au contraire, ils se proposent de le partager avec tout le monde ». Enregistrer mon nom, mon e-mail et mon site web dans le navigateur pour mon prochain commentaire. L’ob­jec­tif en était par­fai­te­ment clair : rame­ner des esclaves et de l’or. Colomb écrit plus tard dans son jour­nal de bord : « Ils […] nous ont appor­té des per­ro­quets, des pelotes de coton, des lances et bien d’autres choses qu’ils échan­geaient contre des perles de verre et des gre­lots. 241-244. À un cer­tain point de l’île, Chris­tophe Colomb s’en prit à des Indiens qui refu­saient de lui pro­cu­rer autant d’arcs et de flèches que son équi­page et lui-même en sou­hai­taient. Certaines mères, au désespoir, noyaient même leurs bébés. L’in­for­ma­tion qui inté­resse Colomb au pre­mier chef se résume à la ques­tion sui­vante : où est l’or ? S’il n’a­vait été par­ti­cu­liè­re­ment chan­ceux, il aurait erré à tra­vers les immen­si­tés mari­times. […] Avec seule­ment cin­quante hommes, nous pour­rions les sou­mettre tous et leur faire faire tout ce que nous vou­lons. Bien au contraire, ils se pro­posent de le par­ta­ger avec tout le monde Â». Dans de telles conditions, deux années suffirent pour que meurtres, mutilations fatales et suicides réduisissent de moitié la population indienne (environ deux cent cinquante mille personnes) d’Haïti. . ] Ils ignorent tout des pratiques commerciales et ne vendent ni n’achètent rien. Mais les Turcs ayant conquis Constantinople et la Méditerranée orientale et imposé, en conséquence, leur contrôle sur les itinéraires terrestres menant à l’Asie, il devenait nécessaire d’ouvrir une voie maritime. Ils se reproduisent en abondance. Enfin, le 12 octobre, un marin nommé Rodrigo, ayant vu la lumière de l’aube se refléter sur du sable blanc, signala la terre. Dans son journal de bord, Christophe Colomb … Cela se pas­sait au début du mois d’oc­tobre 1492, trente-trois jours après que l’ex­pé­di­tion eut qui­né les îles Cana­ries, au large de la côte afri­caine. C’est un mot que je n’ose presque pas utiliser tellement. Journal de bord. Le rap­port que Chris­tophe Colomb fit à la cour de Madrid est par­fai­te­ment extra­va­gant. […] Ils feraient d’ex­cel­lents domes­tiques. Colomb rapporte dans son Journal de bord que l'île est peuplée d'Indiens Taïnos, alors en guerre avec la tribu des Caraïbes, qui enlèvent les femmes et dévorent les prisonniers. Il s’a­gis­sait d’une île de l’ar­chi­pel des Baha­mas, dans la mer des Caraïbes. Ils ne portent pas d’armes et ne semblent pas les connaître car, comme je leur montrai une épée, ils la saisirent en toute innocence par la lame et se coupèrent. Carnet de Voyage de Frédérico de Palos embarqué à bord de la caravelle Nina de Christophe Colomb en Août1492 1er août 1492 : Je m'appelle Frédérico, et je pars avec Christophe Colomb pour … Le « sniper américain Â» dont vous n’entendrez pas parler ! . ] Extrait tiré de l’ex­cellent livre d’Howard Zinn, Une his­toire popu­laire des États-Unis de 1492 à nos jours. Au cours du com­bat, deux Indiens reçurent des coups d’é­pée et en mou­rurent. . Enfin, conti­nue Las Casas, « ils suaient sang et eau dans les mines ou autres tra­vaux for­cés, dans un silence déses­pé­ré, n’ayant nulle âme au monde vers qui se tour­ner pour obte­nir de l’aide Â». Ainsi, à l’approche du rivage, les Européens furent-ils rejoints par les Indiens arawaks venus les accueillir à la nage. Colomb, pour sa part, souhaitait expédier, « au nom de la Sainte Trinité, autant d’esclaves qu’il [pourrait] s’en vendre ». Les premiers contacts entre européens et indigènes, Frappées d’étonnement, les Arawaks, femmes et hommes aux corps hâlés et nus abandonnèrent leurs villages pour se rendre sur le rivage, puis nagèrent jusqu’à cet étrange et imposant navire afin de mieux l’observer. About this Item: Jean de Bonnot, Paris, 2002. Il croit ainsi pouvoir rejoindre l'Asie par voie maritime. Au commencement étaient la conquête, l’esclavage et la mort. En outre, ils ne se bat­taient que pour des motifs per­son­nels et non sur ordre de leurs chefs ou de leurs rois. Christophe Colomb découvre l’Amérique Christophe Colomb (1451-1506) fut le premier navigateur de la fin du XVe siècle qui traversa l’océan Atlantique et découvrit le Nouveau Monde. [ . Christophe Colomb, les Indiens et le progrès de l’humanité, sur Christophe Colomb, les Indiens et le progrès de l’humanité, Election 2020 (IX) : « les machines à voter préférées de Donald Trump ». « Les maris et les femmes ne se retrou­vaient que tous les huit ou dix mois et étaient alors si haras­sés et dépri­més […] qu’ils ces­sèrent de pro­créer. Le journal de bord – Christophe Colomb Portait posthume de Christophe Colomb, 1520 Sebastiano del Piombo . » Las Casas raconte aussi comment « deux de ces soi-disant chrétiens, ayant rencontré deux jeunes Indiens avec des perroquets, s’emparèrent des perroquets et par pur caprice décapitèrent les deux garçons ». Ses descriptions sont un mélange de faits et de fiction : « Hispaniola est un pur miracle. Il fit de nou­veaux pri­son­niers indi­gènes qu’il embar­qua à bord des deux navires res­tants. ». Néanmoins, dans l’ensemble, les Indiens et les Indiennes réagissent aussi peu à la nudité des corps que nous réagissons à la vue des mains ou du visage d’un homme. Les Indiens qui rem­plis­saient ce contrat rece­vaient un jeton de cuivre qu’ils devaient sus­pendre à leur cou. Pour finir, il récla­mait une aide accrue de leurs Majes­tés, en retour de quoi il leur rap­por­te­rait de son pro­chain voyage « autant d’or qu’ils en auront besoin […] et autant d’es­claves qu’ils en exi­ge­ront Â». Ces Ara­waks vivaient dans des com­mu­nau­tés vil­la­geoises et pra­ti­quaient un mode de culture assez raf­fi­né du maïs, de l’i­gname et du manioc. Annexes 1, 2, 3 et 4 Etape 2 : Etude du journal de bord En 1515, il ne res­tait plus que quinze mille Indiens, et cinq cents seule­ment en 1550. […] Ils étaient bien char­pen­tés, le corps solide et les traits agréables. Les sur­vi­vants furent, dès leur arri­vée en Espagne, mis en vente comme esclaves par l’ar­chi­diacre du voi­si­nage qui remar­qua que, bien qu’ils fussent « aus­si nus qu’au jour de leur nais­sance Â», ils n’en sem­blaient « pas plus embar­ras­sés que des bêtes Â». . ] Tout Indien sur­pris sans ce talis­man avait les mains tran­chées et était sai­gné à blanc. Las Casas rend ain­si compte des rap­ports entre les sexes : « Les lois du mariage sont inexis­tantes : les hommes aus­si bien que les femmes choi­sissent et quittent libre­ment leurs com­pa­gnons ou com­pagnes sans ran­cœur, sans jalou­sie et sans colère. Magellan n'a donc pas fait le tour du monde, contrairement aux 18 membres survivants de l'équipage, qui rentrent en Espagne le 6 septembre 1522 sous le commandem… C’est ain­si qu’a com­men­cé, il y a cinq cents ans, l’his­toire de l’in­va­sion euro­péenne des ter­ri­toires indiens aux Amé­riques. Toujours selon Las Casas, les Indiens n’avaient pas de religion, ou du moins pas de temples. Les Espagnols allèrent d’île en île dans la mer des Caraïbes pour y capturer des Indiens. Ce que l’on sait c’est que d’emblée Colomb a falsifié la distance parcourue en … La maî­trise totale engen­drant la plus totale cruau­té, les Espa­gnols « ne se gênaient pas pour pas­ser des dizaines ou des ving­taines d’In­diens par le fil de l’é­pée ou pour tes­ter le tran­chant de leurs lames sur eux. Lorsque vous leur deman­dez quelque chose qu’ils pos­sèdent, ils ne disent jamais non. Ses des­crip­tions sont un mélange de faits et de fic­tion : « His­pa­nio­la est un pur miracle. nous ont apporté des perroquets, des pelotes de coton, des lances et bien d’autres choses qu’ils échangeaient contre des perles de verre et des grelots. Montagnes et collines, plaines et pâturages y sont aussi magnifiques que fertiles. Deux cents d’entre eux moururent durant la traversée. Loading, Christophe Colomb, les Indiens et le progrès de l’humanité (Howard Zinn), Le développement durable est en train de détruire la planète ! 2015 - Découvrez le tableau "Christophe Colomb" de Gilles MOREAU sur Pinterest. Lorsque le climat se fit plus rigoureux, les Indiens captifs décédèrent les uns après les autres. Christophe Colomb journal de bord bis. Six mois plus tôt, Christophe Colomb (en espagnol, Cristobal Colon) a convaincu les souverains espagnols de le soutenir dans son projet fou d'atteindre l'Asie des épices en navigant vers l'Ouest, à travers l'Océan Atlantique. Mon­tagnes et col­lines, plaines et pâtu­rages y sont aus­si magni­fiques que fer­tiles. Fi du Jour de Christophe Colomb : lAmrique veut sa Journe du peuple. ». À Hispaniola, l’épave de la Santa Maria, échouée, fournit à Colomb de quoi édifier un fortin qui sera la toute première base militaire européenne de l’hémisphère occidental. Observe ce document et réponds aux questions suivantes : Après l'arrivée des navires de Christophe Colomb, l'homme blanc est devenu une véritable terreur sur la terre des Amérindiens. prouvent le tempérament pacifique et doux des indigènes. Colomb lui-même n’écrit-il pas : « Aussitôt arrivé aux Indes, sur la première île que je rencontrai, je me saisis par la force de quelques indigènes afin qu’ils me renseignent et me donnent des précisions sur tout ce qu’on pouvait trouver aux alentours » ? Il avait en effet per­sua­dé le roi et la reine d’Es­pagne de finan­cer une expé­di­tion vers les terres situées de l’autre côté de l’At­lan­tique et les richesses qu’il comp­tait y trou­ver — c’est-à-dire l’or et les épices des Indes et de l’A­sie. Christophe Colomb prétendit qu’il avait lui-même aperçu une lumière la veille et empocha la récompense. Copier Zinn Howard, « Christophe Colomb, les Indiens et le progrès de l’humanité », dans : , Une histoire populaire des États-Unis. ... sur le personnage (affiches, portrait, fiche d’identité …) En fonction de la classe et de l’enseignant. ». Leurs véri­tables inten­tions deve­nant rapi­de­ment évi­dentes, ils trou­vaient de plus en plus de vil­lages déser­tés par leurs habi­tants. ghostofmomo: nouvelle du jour (30 novembre) concernant Doug Mastriano : il a attrapé le Covid... ghostofmomo: merci pour vos gentillesses et vous propos fort amènes. Déjà, on avait pu voir flot­ter des branches et des mor­ceaux de bois à la sur­face de l’o­céan et voler des groupes d’oi­seaux : signes annon­cia­teurs d’une terre proche. Cela se passait au début du mois d’octobre 1492, trente-trois jours après que l’expédition eut quiné les îles Canaries, au large de la côte africaine. Ils ne connaissent pas l’a­cier. Moi-même, qui écris ceci en en ayant été le témoin oculaire, j’en suis presque incapable ». Si elles se lassent de leurs compagnons, elles provoquent elles-mêmes un avortement à l’aide d’herbes aux propriétés abortives et dissimulent les parties honteuses de leur anatomie sous des feuilles ou des vêtements de coton. b) Où Christophe Colomb croit-il être arrivé ? . ] De 1492 à nos jours, sous la direction de Zinn Howard. Election 2020 (IV) : une erreur de stratégie des républicains, Election 2020 (III) : des machines et des hommes. Portrait prsum de Christophe Colomb, attribu Ridolfo del Ghirlandaio. Journal de bord christophe colomb jeudi 11 octobre analyse. 1492-1493, présentation Michel Balard, traduction Soledad Estorach et Michel Lequenne. d) Quelles richesses pense-t-il trouver ? Lors de leur premire rencontre entre les Indiens et Christophe Colomb cest ainsi 15 oct 2016. L’un d’entre eux ... Fondé en 2006, CentPapiers est un média libre, une source d'informations, un média citoyen où chacun peut publier une nouvelle, une information, un article, une vidéo. La manière dont les femmes indiennes étaient trai­tées ne pou­vait que sur­prendre les Espa­gnols. Il navi­gua alors jus­qu’à l’ac­tuelle Cuba, puis jus­qu’à His­pa­nio­la (Haï­ti et Répu­blique domi­ni­caine). Doc. Au commencement, donc, étaient la conquête, l’esclavage et la mort, selon Las Casas — et cela même si certaines données sont un peu exagérées : y avait-il effectivement trois millions d’Indiens, comme il le prétend, ou moins d’un million, selon certains historiens, ou huit millions, selon certains autres ?