C'est probablement sur les conseils du président du tribunal, M. Pougat, que Bernadette est mise à l'abri en étant envoyée se reposer aux bains de Cauterets à partir du 8 mai[B 15]. Après quelques jours, elle se met à le traiter de fainéant : « Alors tu ne veux jamais te lever, c'est toujours moi qui dois venir te voir. La fête de Notre-Dame du Mont Carmel a été instaurée par les Carmes vers 1380, en mémoire de la fin des oppositions à leur ordre, et de la vision à saint Simon Stock (1) le 16 juillet 1251, vision au cours de laquelle la Très Sainte Vierge Marie remit le scapulaire à Simon Stock. En appliquant les consignes du ministère des Cultes, le préfet avait été amené à s'enfermer de façon de plus en plus rigide dans une attitude de rejet, tandis que l'évêque était resté sur la réserve en établissant une procédure d'enquête qui lui permettait de différer autant que nécessaire le moment où il aurait à se prononcer. Aqueró lui aurait dit : « Pénitence ! La Vierge y est depuis lors honorée sous le vocable « Notre-Dame de Lourdes ». Le dossier est ensuite transmis à un comité médical international qui déclarera ou non « le caractère inexplicable de la guérison ». Lourdes bruisse de miracles. — Oh ! Cette apparition a été officiellement reconnue en 1851 par Mgr Philibert de Bruillard puis en 1855, à nouveau par Mgr Jacques Ginoulhiac[1]. Les deux lieux de pèlerinage les plus proches de Lourdes sont Bétharram et Garaison[R 2]. Le Scapulaire est un vêtement, c’est l’habit de la Vierge. La série du bas illustre (dans la partie inférieure des fenêtres) les événements de Lourdes depuis la première apparition (11 février 1858) jusqu'au couronnement de la statue de la Vierge (3 juillet 1876), et (dans la partie supérieure Bernadette le refuse tout en trouvant les mots pour ne pas l'offenser. Dans cette lumière, apparaît une très belle enfant, de petite taille[N 11], vêtue de blanc, souriante, qui fait le signe de la croix ; Bernadette fait de même. Le jeudi 4 mars 1858, on dénombre environ 8 000 personnes déjà pressées devant la grotte lorsque Bernadette s'y rend à son tour. Un peu avant six heures, environ 150 personnes sont ainsi présentes. Mais elle vaut mieux que moi. Le fils prodigue, à son retour, a été revêtu par son père de la plus belle robe, signe de pardon (Lc 15, 22). Cette statue est aussi vue comme adéquate à l'office qu'elle remplit dans la mesure où, par ses déficiences, elle confirme l'idée qu'il est impossible de représenter convenablement l’ineffable. ». La Vierge est représentée au moment où elle dit qu'elle est l'Immaculée conception. À la grotte les gens se sont entassés d'une façon indescriptible, accrochés aux rochers ou entassés sur les rives. L’habit est un signe d’appartenance de celui qui le porte à la personne de qui il l’a reçu, et, en retour, de la protection de cette personne. Lorsque le soir Bernadette retourne voir le curé, elle lui dit que sa vision réclame toujours une chapelle, mais refuse de donner son nom, se contentant de sourire[L 15]. Le 2 avril, 300 personnes l'y attendent, mais Bernadette n'y vient pas. Cette dévotion précoce ne peut provenir que d’un mouvement extraordinaire de l’Esprit-Saint. La caisse est livrée à l'hospice où se réunit un petit comité pour son ouverture. Celle qui est la Reine et la beauté du Carmel, la Vierge du silence et de la contemplation, couronnait la série des dix-huit apparitions dans le souvenir de sa présence auprès de l’Ordre du Carmel. Il s'y produit une discussion sur ce qu'aurait dit ou pas Bernadette dans ses précédentes déclarations : - « Tu m'as dit ceci, tu as dit cela au commissaire. Ces événements sont largement documentés, tant par les archives ecclésiastiques et civiles (qui ont mené des enquêtes), que par des témoignages, et écrits divers (dont ceux de la voyante), mais également par les publications de la presse dans les journaux contemporains : le cas de Lourdes « constituant sans doute la première apparition médiatique dans la dimension moderne du terme »[2]. À midi, une domestique vient trouver Bernadette à la sortie de l'école pour lui dire que Madame Milhet veut lui parler. En ville la nouvelle d'un « miracle » se répand, tandis que chez ceux qui ont besoin d'un miracle pour croire aux apparitions, l'espoir renaît après la déception concernant Eugénie Troy. Elle dit n'avoir fait tout cela que sur ordre d’Aqueró, « pour les pécheurs[V 7] ». CITE DU VATICAN, Mercredi 14 juillet 2004 – Sainte Bernadette Soubirous a été privilégiée de 18 apparitions de la Vierge Marie à Lourdes en 1858, comme le rappelle le site des sanctuaires, qui permettent de déposer une intention de prière à la grotte et de s’y rendre en pèlerinage virtuel grâce à une « webcam » (www.lourdes-france.com). »[N 6], ou « pourquoi la Vierge est-elle apparue à si peu d'années d'intervalles dans des lieux aussi proches ? Les mots « Immaculée Conception » font penser au dogme de Marie conçue exempte de la souillure du péché originel, dogme proclamé quatre ans plus tôt par le pape Pie IX. » (« Voulez-vous avoir la bonté de mettre votre nom par écrit ? Anna Dupas veut offrir une pomme à Bernadette, cadeau qu'elle refuse. Dans le même temps, il constate que, depuis qu'il est question de ces apparitions, les offices connaissent une affluence inhabituelle et beaucoup plus de paroissiens qu'à l'ordinaire viennent se confesser. Elle revient le voir et parvient à le faire manger. La Reine du Ciel l’avertit qu’il verrait bientôt débarquer en Angleterre des ermites de la Palestine. À la fin du XIXe siècle et jusqu'à la loi de séparation des Églises et de l'État, alors que le gouvernement fermait les congrégations et expulsait les religieux en grand nombre, la question était celle de savoir s'il fallait « fermer Lourdes pour des raisons d'hygiène ». La Vierge Marie est la sainte patronne du village de Leava à Futuna. Bernadette dira qu'elle a été comme transportée vers la grotte, « sans plus de distance qu'autrefois », et qu'elle ne voyait que la sainte Vierge[V 16]. En juillet 1863 Marie-Elfride et Marie-Sabine de Lacour, deux Lyonnaises qui consacraient leur fortune aux œuvres de charité, viennent en pèlerinage à Lourdes. À la suite de cette apparition, le Lavedan parlera de catalepsie à propos de Bernadette. Quelques membres de la famille de Bernadette se joignent donc à l'équipée que Madame Milhet aurait voulu pouvoir garder secrète ou au moins discrète. Mais elle vaut mieux que moi. Ceux qui avaient été réquisitionnés par le commissaire pour les installer retournent de nuit à Massabielle pour jeter poutres et planches dans le Gave. À l'approche de la grotte, Bernadette accélère le pas tandis que ces dames en robe à crinoline ont quelques difficultés à descendre le « casse-cou », ce chemin glissant et raviné qui est le seul accès à la grotte si l'on veut y arriver à pied sec. Il ne reste de cet interrogatoire que le témoignage de Louise et de Bernadette car le procureur a détruit les notes qu'il avait prises. Dans ce contexte, Bernadette incite à ne pas braver l'autorité et à faire preuve de patience[B 17]. », « pourquoi la Vierge est-elle apparue à si peu d'années d'intervalles dans des lieux aussi proches ? L'affaire voit ainsi, plus de quarante ans avant la loi de séparation entre l'Église et l'État, le pouvoir civil abandonner ses prérogatives aux autorités religieuses sur une question religieuse. Ils habitent dans « le cachot »[N 9], un logement composé d'une unique pièce, au rez-de-chaussé d'un bâtiment ayant été une ancienne prison. Le mercredi 24 février 1858, près de trois cents personnes sont présentes devant la grotte. Au bourg, les esprits forts exultent, les croyants sont déconcertés[R 14]. Devenue riche, elle est une des employeuses de la mère de Bernadette, mais Bernadette refuse. Jean-Baptiste Estrade, qui ira faire le récit de l'apparition à l'abbé Peyramale, le curé de Lourdes, a laissé de cette extase un récit « important, bien qu'inexact », dit Ruth Harris[R 13]. Les deux dames et Bernadette partent toutes trois avant l'aube pour échapper aux curieux. Bernadette se fait accompagner de ses tantes. Dès cinq heures du matin, alors qu'elle rejoint la grotte avec quelques membres de sa famille, une centaine de personnes et le commissaire Jacomet s'y trouvent déjà[L 20]. Réjouissons-nous ensemble dans le Seigneur, La décision de l'évêque permet aussi de répondre aux deux demandes formulées au cours des apparitions : la procession et la chapelle. La Dame lui demande : « Allez dire aux prêtres qu’on vienne ici en procession et qu’on y bâtisse une chapelle ». ». Jacomet interroge ensuite Bernadette sur les autres femmes de son entourage. Sur place ils sont rejoints par la plume la plus influente de la presse catholique française : Louis Veuillot, rédacteur du quotidien ultramontain L'Univers, qui vient de passer à Lourdes pour y prendre des contacts et des renseignements. La première église édifiée sur le site surplombe la Grotte de Massabielle où serait apparue la Vierge Marie à Sainte Bernadette Soubirous : c'est la Basilique de l'Immaculée-Conception construite de 1862 à 1871[24] sur les plans d'Hippolyte Durand et consacrée en juillet 1876[25]. En novembre 1863, Fabisch envoie des photographies de sa maquette à Lourdes et aux donatrices. Tandis que l'on commence à boire de l'eau de la grotte dans des maisons de Lourdes, le Procureur impérial de Lourdes, Vital Dutour, convoque Bernadette[B 5]. », « Ceux qui n'y croient pas sont de la canaille, « Toute personne qui se dit visionnaire sera immédiatement arrêtée et conduite à l'hospice de Lourdes, « Plusieurs personnes l'ont questionnée sur ses prétendues visions. L'ambiance est plus détendue. Dans son rapport le commissaire de Cauterets écrit : « Plusieurs personnes l'ont questionnée sur ses prétendues visions. Le préfet répond qu'il ne faut surtout pas engager de poursuites. Durant le deuxième semestre de l'année 1858, des divergences de vue entre le ministre de l'Intérieur et le ministre du Culte avaient ajouté à la confusion. Ils y inventent la notion de « maladie » qui « ne peut faire courir aucun risque à la santé[B 14]. On la prie de guérir des enfants infirmes[L 18]. D'extraction paysanne, il favorise les sanctuaires chers au cœur des Pyrénéens (comme il l'a fait à Garaison). Elle répond de façon laconique et continue de décevoir ceux qui, parmi les fervents des apparitions, voudraient des miracles et des signes, comme ceux qui attendaient de Bernadette une attitude qui, selon leurs vues, par sa piété, sa délicatesse ou son élégance, conviendrait à celle à qui la Reine des cieux daignerait se montrer. » Jean-Marie se prend au jeu de ce « chantage affectif », il mange et sa santé s'améliore rapidement. — Et tu dis que tu vois la sainte Vierge ? D'après Ruth Harris, la croyance dans les interventions surnaturelles est forte à Lourdes — même dans les classes aisées — et revendiquée. C’est de ce geste qu’est née la coutume de porter des cierges et de les allumer devant la Grotte. Puis, un aéroport géré en commun avec la ville de Tarbes dessert la région. Ce projet implique que l'artiste se fasse décrire l'apparition avec précision par Bernadette et le 17 septembre, elle est à sa disposition pour répondre à ses questions. The Freeman's Journal de Sydney, du 15 décembre. En 1515, à Bétharram, la Vierge sauve une jeune fille de la noyade en lui tendant un rameau. Jean-Baptise Estrade déclarait de l'extase de Joséphine Albario : « Ceux qui n'y croient pas sont de la canaille[B 15] ». Le 27 mars, les médecins examinent Bernadette, constatent son asthme et cherchent une maladie nerveuse ou psychique pour répondre à la question du préfet : « Cette enfant est-elle sous le coup d'une maladie mentale ? » En 1877, la Sacrée Congrégation des Rites en avait décidé ainsi, par décret, au sujet d'apparitions, lesquelles n'avaient été « ni approuvées ni condamnées par le Saint-Siège[27] ». » façon de lui dire que rien ne justifie de se mettre dans un pareil état. S’étant privé volontairement de la conversation des hommes, il jouissait de celle de la Très Sainte Vierge Marie et des anges qui l’exhortaient à persévérer dans sa vie de renoncement et d’amour. Je défie le membre de l'Institut le plus fort d'avoir des idées plus justes sur la convenance de l'ajustement que celles de cette pauvre bergère. Les réponses de Bernadette signalent que sa mère, ses tantes et les sœurs de la Charité considéraient à ce moment qu'elle avait rêvé, qu'il s'agissait d'une illusion. « Nous sommes […] convaincus que l'Apparition est surnaturelle et divine, et que, par conséquent, ce que Bernadette a vu, c'est la Très Sainte Vierge », Interrogatoire par le commissaire Jacomet, Épidémie de visionnaires et séjour à Cauterets, L'installation de barrières et la dernière apparition, Reconnaissance des apparitions par l'évêque, « constituant sans doute la première apparition médiatique dans la dimension, « pourquoi les apparitions de Lourdes, 10 ans plus tard ont eu un retentissement plus considérables (que celles-ci) ? Le dernier jour de cette quinzaine, ce sera le jeudi de la semaine suivante, et des spéculations commencent à naître sur ce qui pourrait se produire ce jour-là. Ce même soir, François Soubirous qui s'émeut du désarroi de sa fille, retire sa défense. La Vierge de la petite Bernadette va donner force à l'expansion internationale du catholicisme[R 3]. Au pied de la statue est inscrit en arc de cercle la phrase en occitan « Que soy era Immaculada Counceptiou » (« Je suis l'Immaculée Conception ») qu'aurait prononcée la Vierge à Bernadette, cette mention ne datant que de 1913. L'après-midi, Clarens, le directeur de l'école supérieure de Lourdes, vient voir Bernadette. Joris-Karl Huysmans attribue à la piété de Fabisch son « manque absolu de talent » et parle pour sa statue d'une « effigie de première communiante »[29]. »). Paul-Armand Cardon de Garsignies, l'évêque de Soissons qui, au mois de juillet avait poussé l'évêque de Tarbes à mettre en place la commission d'enquête, s'est rendu ensuite à Biarritz où le couple impérial passait ses vacances. Cette polémique a pris fin avec la loi de séparation des Églises et de l'État. Commence alors une « épidémie de visionnaires »[N 17], durant laquelle des jeunes filles de Lourdes se tenaient en extase un chapelet dans les mains. De notoriété publique, cette femme se livre à l'ivrognerie. Par là même, le vêtement est le signe de la nature spirituelle de l’homme et de sa destinée surnaturelle. Elles voient dans la niche supérieure de la grotte la petite statue de plâtre placée là par des habitants de Lourdes et ont l'idée que pourrait s'y trouver une « statue qui représenterait, d'une manière aussi exacte que possible, l'habillement et la pose de l'apparition ». ROME, dimanche 12 février 2012 – Le message de la Vierge à Lourdes n’a rien perdu de son actualité, a déclaré Benoît XVI, avant l’angélus de ce dimanche, 12 février, depuis la fenêtre de son bureau qui donne place Saint-Pierre (cf. Ces polémiques ont connu différentes phases. Elles pensent que la procession doit avoir lieu jeudi, elles imaginent, puisque ce sera le dernier jour des apparitions, que cette procession sera accompagnée d'évènements fantastiques. (« Voulez-vous avoir la grâce de venir ici pendant quinze jours ? Elles sont prêtes à dépenser la somme faramineuse de 7 000 francs-or plus tous les frais de l'artiste et elles proposent comme candidat le sculpteur Joseph-Hugues Fabisch, qui a déjà réalisé la statue de la Salette et celle de Notre-Dame de Fourvière. Nonobstant, ce jour-là se produit ce que l'on a longtemps présenté comme la première guérison miraculeuse de Lourdes, celle de Louis Bouriette[N 15]. », « vérifier la santé mentale de Bernadette, la permanence de l'impact spirituel des apparitions et la solidité des guérisons, « Nous jugeons que l'Immaculée Marie, Mère de Dieu, a réellement apparu à Bernadette Soubirous, le 11 février 1858 et les jours suivants, au nombre de dix-huit fois, dans la grotte de Massabielle, près de la ville de Lourdes ; que cette apparition revêt tous les caractères de la vérité, et que les fidèles sont fondés à la croire certaine, « Notre conviction s’est formée sur le témoignage de Bernadette, mais surtout d’après les faits qui se sont produits et qui ne peuvent être expliqués que par une intervention divine, « qui ne s'explique que par une intervention divine », « le caractère inexplicable de la guérison », « Simplement elle n'empêche pas de croire des choses auxquelles les motifs de foi humaine ne font pas défaut. Veuillot, journaliste et écrivain très célèbre à l'époque, est suivi par de nombreux admirateurs. Si je pouvais me lever, je me lèverais bien, oui ! Le Scapulaire manifeste donc, de la part de celui qui le porte, la consécration et l’appartenance volontaire à Marie, et de la part de Notre-Dame, l’engagement à secourir celui qui le porte en toute occasion, particulièrement à l’heure de la mort. » Bernadette se prosterne ensuite visage contre terre[L 11]. Ce sont eux qui, à partir de la fermeture de la grotte, livrent contre les autorités une véritable fronde pour qu'on les laisse à nouveau y exposer leurs souffrances. », « Il y a quelque chose là. The Evening Star (Londres) du 3 septembre. Chaque année le village fête l'apparition de La Vierge à Lourdes. On le voyait souvent tressaillir entre les bras de sa mère lorsqu’elle prononçait le doux nom de Marie. Le 24 septembre, Achille Fould, ministre d'État, arrive à Lourdes. Aussi je doute fort qu'en voyant votre statue elle s'écrie, si émerveillée qu'elle puisse être : c'est elle », « fermer Lourdes pour des raisons d'hygiène ». Il estime que jamais durant l'enquête Bernadette n'a cherché à le tromper, il juge son récit cohérent : « Notre conviction s’est formée sur le témoignage de Bernadette, mais surtout d’après les faits qui se sont produits et qui ne peuvent être expliqués que par une intervention divine[18]. Anglais d’origine, saint Simon Stock naquit d’une très illustre famille du Kent dont son père était gouverneur. Comme l'évêque de Montpellier, il décide, à la suite de sa rencontre avec Bernadette, de se rendre immédiatement à Tarbes pour pousser l'évêque, Mgr Laurence, à « faire quelque chose ». Mais, même dans ce dernier cas, l'Église ne se porte pas garante de la vérité du fait. Pas de désordre à constater, « Je viendrais demander la permission à Monsieur le curé. - Non ! Reconstruite le 28 juin, cette barrière est à nouveau démolie dans la nuit du 4 au 5 juillet puis rétablie le 10 juillet[B 17]. Fabisch n'a pas non plus cédé aux remarques de Peyramale qui souhaitait la voir sourire conformément aux témoignages de Bernadette. Ce jour-là, le procureur général de Pau la fait remonter jusqu'au garde des Sceaux[L 16]. Il n'est plus question d'une procession pour jeudi, cette procession semblant dépendre de la construction d'une chapelle qui ne se fera pas dans l'immédiat. Et elle suggère qu'il pourrait même s'agir d'une chapelle « toute petite ». Environ 8 000 personnes sont présentes devant la grotte[2]. On l'invite à loger au moulin de Savy pour se reposer. La demoiselle porte une ceinture bleue et, sur chaque pied, une rose jaune. A Futuna, c’est la fête du village d’Ono dans la paroisse d&rsquo Pour ce faire, les trois filles doivent traverser à pied le canal du Moulin. L'abbé Peyramale qui avait interdit à Bernadette de retourner à la grotte note avec satisfaction la réponse qu'elle fait devant lui lorsqu'une dame de la paroisse lui demande ce qu'elle ferait si la sainte Vierge lui ordonnait d'aller à la grotte : « Je viendrais demander la permission à Monsieur le curé. Lorsque, le 3 juin, Bernadette fait sa première communion dans la chapelle de l'hospice, elle est très observée par les fervents des apparitions[V 15]. Les deux évêques vont ensuite ensemble consulter l'archevêque d'Auch Mgr Antoine de Salinis, qui était alors en repos à Bagnères-de-Bigorre. Joyeuse, Eugénie se persuade d'être guérie. » On lui pose des questions sur les guérisons. Nous proumeti pas deb hé urousa en este mounde, mès en aoute. S'agit-il de la très pieuse Élisa Latapie ou de la Sainte Vierge[L 6] ? Et l'auteur d'avancer les hypothèses qu'à Lourdes, « la Vierge semblait apparaitre corporellement, alors qu'à Nouilhan elle semblait apparaitre sous les traits d'une statue muette », « nous jugeons que l'apparition de la Sainte Vierge.... revêt tous les critères de la vérité ... ». Marie et Jeanne s'y engagent courageusement, mais Bernadette, de santé précaire, craignant de tomber malade, hésite. La présence de personnes de l'entourage de la famille impériale à Lourdes au moment où l'accès à la grotte était entravé d'une barricade est un fait, mais la raison pour laquelle Napoléon III a donné l'ordre de l'enlever semble liée à des considérations plus stratégiques et politiques. ». — Monsieur le curé Aqueró demande qu'on vienne en procession à la grotte. Lorsqu'elle revient à Lourdes, le 22 mai, Bernadette redevient le centre de l'attention et des conversations. Le chapelet doit être récité et médité de manière QUOTIDIENNE. Dominiquette Cazenave lui arrange alors un rendez-vous pour sept heures. Dans ses réponses aux questions sur les apparitions, il devient clair que, pour Bernadette, il y a des choses qu'elle peut raconter ou répéter, celles qui lui semblent avoir été dites à haute voix pour que tout le monde entende, et d'autres qui lui sont confiées de façon plus intime, de sorte que cela peut rester entre elles deux. Si elle veut la chapelle, qu'elle dise son nom et qu'elle fasse fleurir le rosier de la grotte ! Bernadette récite son chapelet. La rumeur et la curiosité enfle au sujet de ces secrets et Bernadette indique : « Cela m'a défendu de les révéler à qui que ce soit, Cependant je puis dire qu'ils n'ont rien de terrible et qu'ils ne regardent que moi[B 12]. À la suite du rapport de la commission d'enquête, le 18 janvier 1862, l'évêque de Tarbes publie un mandement : « Nous jugeons que l'Immaculée Marie, Mère de Dieu, a réellement apparu à Bernadette Soubirous, le 11 février 1858 et les jours suivants, au nombre de dix-huit fois, dans la grotte de Massabielle, près de la ville de Lourdes ; que cette apparition revêt tous les caractères de la vérité, et que les fidèles sont fondés à la croire certaine[18],[21]. Dans une lettre à l'évêque datée du 19 août 1863, il estime que « Cette statue sera remarquable du point de vue de l'art et reproduira la Vierge Immaculée de la même façon que Bernadette l'a vue. Ce qui paraissait hier être des miracles dans l’excitation générale se révèle être sans fondement. — Alors qu'est-ce que c'est que cette dame ? — Je ne sais pas ! ». Elle y aperçoit une « lumière douce ». Dominiquette les renvoie en se demandant pourquoi tant de monde court après « cette drôle »[B 2]. J'y fus et j'y trouvai un peu d'eau comme de la boue, si peu qu'à peine je pus en prendre au creux de la main. La Bienheureuse Vierge du Carmel obtiendra surtout à ses fils des grâces prévenantes qui les préserveront du péché mortel, les protégeront dans les occasions dangereuses et les sanctifieront. Ses prières montaient sans interruption vers le ciel. Celui-ci interpelle les tantes de Bernadette : Le 7 juin, un ordre de la préfecture parvient à la Mairie de Lourdes : il faut interdire l'accès à la grotte. Devant la barrière il s'exclame : « On veut donc empêcher les gens de prier le Bon Dieu, ici ! » Il exprimait ainsi un sentiment qui avait aussi été celui de Veuillot, des évêques de Soissons ou de Montpellier et d'un grand nombre de ceux qui sont allés à Lourdes et y ont rencontré Bernadette avant de se prononcer en faveur des apparitions. Je suis un misérable. La commission se réunit à partir du mois d'août 1858, l'enquête est menée sur les guérisons et les discernements. Dans un rapport du 17 mars, il note ainsi à propos de M. Dufo, batonnier des avocats et conseiller municipal : « Il lui baise la main et l'appelle la sainte[B 12]. Madame Milhet renvoie sa domestique le soir pour dire à Bernadette : « Ta mère te prie de passer chez Madame Milhet. Pendant ce temps Bernadette est malade et alitée. C'est là qu'elle aurait acheté son chapelet[R 2]. Il n’avait pas encore un an qu’on l’entendit plusieurs fois articuler distinctement la salutation angélique. vous ne recevrez JAMAIS nos informations... Nous vous conseillons donc d'utiliser un autre fournisseur de messagerie que ces marques-là !!! Elles assistent à son extase silencieuse. ») Bernadette le promet, et l'apparition lui répond par une autre promesse : « Nous proumeti pas deb hé urousa en este mounde, mès en aoute. Cette enquête établit aussi que les Soubirous ne tirent aucun profit de la ferveur populaire[B 12]. » Fabisch est extrêmement déçu. Elle est restaurée en 1996[30].