Dans le but de créer une École polytechnique pour les femmes, Marie-Louise Paris fonde en 1925 l'Institut électromécanique féminin[275], qui deviendra en 1933 l'École polytechnique féminine[273], sans que les deux institutions n'aient de liens. En 2007, l'École polytechnique devient membre fondateur de ParisTech et membre associé d'UniverSud Paris. En 2012, la Cour des comptes publie un rapport très critique à l'égard de la gestion de l'École polytechnique, dont elle souligne les insuffisances. Tout d'abord cent trente élèves effectuent leur stage de formation humaine dans des institutions de soutien et d'accompagnement scolaire ou d'insertion. En particulier François Garçon estime que la recherche y est essentiellement le fait de non polytechniciens, simplement rattachés aux laboratoires du CNRS[102]. Après l'invasion de la zone libre par les troupes allemandes fin novembre 1942, le retour de Polytechnique rue Descartes est décidé et il a lieu en avril 1943, en laissant en zone sud les élèves alsaciens, prisonniers évadés et « bis »[50]. Elle propose également un mastère spécialisé en gestion de projet avec l'ESSEC[160] et des programmes certifiants[161] dans de nombreux domaines, tels que les objets connectés ou l'entrepreneuriat. Néanmoins certains élèves démissionnent si bien qu'au total un cinquième des polytechniciens s'orientent vers le secteur privé entre 1830 et 1880[41]. L'X figure ainsi en 2020 à la 30e place mondiale du classement QS « Graduate Employability Rankings » qui classe les universités les plus performantes en termes d’employabilité des étudiants du point de vue des recruteurs[190]. Ainsi les polytechniciens représentent 40 % des scientifiques français de haut niveau entre 1800 et 1840 contre 15 % entre 1840 et 1900[45] et d'après Terry Shinn sur 14 000 élèves des promotions 1804 à 1880 moins de 1 100 se sont consacrés à la recherche pure ou aux sciences appliquées[39]. Les élèves sont recrutés par un concours à l'issue des classes préparatoires aux grandes écoles des filières MP, PC, PSI, PT et TSI. Graveur, François Bouchet, directeur général de l'École depuis le, Établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel, La version du 3 juillet 2013 de cet article a été reconnue comme «, Pour la Patrie, les Sciences et la Gloire, « C'est de l'importance même donnée à l'enseignement de l’, « l'économie, l'État et la société, suivant des lois prétendument scientifiques », « L'École polytechnique a pour mission de donner à ses élèves une culture scientifique et générale les rendant aptes à occuper, après formation spécialisée, des emplois de haute qualification ou de responsabilité à caractère scientifique, technique ou économique, dans les corps civils et militaires de l'État et dans les services publics et, de façon plus générale, dans l'ensemble des activités de la nation. En 2005, les premiers diplômes de master de l'École polytechnique sont délivrés[64]. Aussi orthographié Khomiss, Kommiss ou Commiss. À la Restauration, à la suite d'un incident déclenché par Auguste Comte en raison de son opposition au répétiteur Lefébure de Fourcy[31], toute la promotion 1814 est congédiée en avril 1816 pour manque de discipline par le comte de Vaublanc[32]. Il rassemble : l'accélérateur X-UP (ouvert à tous, accompagnement sur une durée de 6 mois pour de jeunes entrepreneurs), le fablab X-F4B, un espace de formation, un espace de coworking, la pépinière d'entreprises X-Tech (pour une trentaine de startup) et un espace recherche (pour faciliter les synergies entre recherche et entrepreneuriat)[202]. Les élèves peuvent aussi s'investir aussi sein de la Junior-Entreprise de l'École, XProjets[205], et les doctorants peuvent réaliser leur thèse en entreprise à travers une convention industrielle de formation par la recherche (CIFRE)[206]. Sa cravate est décorée de la croix de la Légion d'honneur, de la Croix de guerre 1914-1918[43] et de la Croix de guerre 1939-1945[53],[302]. ». Ce dernier désigne ses missaires, chargés de perpétuer « le désordre et les traditions » : apprendre aux nouveaux les valeurs de l'École, exprimer les revendications des élèves lorsque les voies traditionnelles de requête ont échoué, égayer les cérémonies militaires et organiser les soirées de traditions[282],[296]. L'École polytechnique, couramment appelée Polytechnique et surnommée en France l'« X », est l'une des 205 écoles d'ingénieurs françaises accréditées au 1er septembre 2019 à délivrer un diplôme d'ingénieur. La réforme de 1970 met en place un tronc commun d'enseignements et des options[125]. Cette démocratisation se poursuit au début du XXe siècle et sur la période 1880-1914 un tiers des polytechniciens sont issus de familles modestes[39]. Suivant l’une de ses propositions, le ministère de la Défense annonce en décembre 2015 l’ouverture d’un système de tutorat d’élèves en fin de classe préparatoire internes recrutés sur critères sociaux à partir de la rentrée 2016, et d’un diplôme de niveau licence (« bachelor ») à partir de 2018[73]. Parmi ces groupes, on trouve X-environnement, présidé par l'ingénieur conseil Jean-Marc Jancovici, sur les problématiques d'environnement, et X-développement durable, sur les problématiques plus larges de développement durable. Avec ses programmes – bachelor, cycle ingénieur, master, doctorat, formation continue – elle forme des décideurs à forte culture scientifique pluridisciplinaire en les exposant aux mondes de la recherche et de l’entreprise. Par la suite, l'enseignement évolue peu dans sa forme : l'École refuse longtemps d'introduire des cours d'électricité ou de mécanique et méprise les laboratoires[38]. Il faut attendre 1936 pour voir le retour de Polytechnique à la recherche moderne, avec la création du centre de recherches physiques à l'initiative de Louis Leprince-Ringuet[163]. Parallèlement des écoles mixtes sont fondées, comme l'Institut d'optique en 1920[273], si bien que dès 1922, des élèves imaginent des femmes polytechniciennes et dessinent leur uniforme[274]. En réalité, cet acte d'insubordination semble avoir été un prétexte pour éliminer l'atmosphère républicaine qui régnait alors dans l’École, et une promotion suspectée de bonapartisme[33]. L'ENSAE ParisTech doit rejoindre le campus à la rentrée 2016, Télécom ParisTech en 2017 et AgroParisTech en 2018[221]. Ce campus constitue la zone « Palaiseau » du cluster technologique Paris-Saclay, aux côtés de l'Institut d'optique Graduate School (arrivé en 2006[219]), de l'ENSTA ParisTech (arrivée en 2012[220]) et de l'Office national d'études et de recherches aérospatiales. L'École polytechnique participe de plus au programme Erasmus et fait partie de la ligue IDEA (avec l'Imperial College, TU Delft, ETH Zürich et l'ARTWH Aachen, par l'intermédiaire de ParisTech) et du programme Alliance (avec l'université Columbia, Sciences Po et l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne)[217]. Si l'on considère l'École polytechnique, l'École normale supérieure (ENS) et l'École nationale d'administration (ENA), la part des élèves de ces écoles issus des milieux modestes est passée de 21 % à 7 % entre 1955 et 1995. Les élèves polytechniciens, civils et militaires, peuvent rejoindre l’ensemble des cursus de spécialisation de l’ENSTA Bretagne, qui recouvrent 10 domaines d’expertise. Ces différentes mesures entraînent la fermeture de fait aux jeunes gens issus des milieux modestes : entre 1815 et 1829, 60 % des polytechniciens sont issus de la haute bourgeoisie et 0,4 % des classes populaires[39] et sous la monarchie de Juillet 56 % des élèves sont issus de la haute bourgeoisie et 20 % de la moyenne bourgeoisie[38]. L'École décerne également le diplôme de docteur de l'École polytechnique depuis 1985, forme des élèves de masters depuis 2005 et de bachelors depuis 2017. Dans le domaine des humanités, Émile Littré et Victor Duruy y furent professeurs d'histoire et de géographie, ce dernier ayant inauguré la chaire d'histoire à Polytechnique[317],[122], Élisabeth Badinter y donna des cours[318] et Alain Finkielkraut y a enseigné jusqu'en 2014[319]. À Brest, l’Ensta Bretagne devient école d’application de l’École polytechnique. Le 23 mars 1901, le second drapeau de l'École fut remis par Émile Loubet, président de la République[301]. Ces ingénieurs maîtrisent et développent les méthodes et technologies de mesure, conçoivent et expertisent les levés bathymétriques, et modélisent les principaux mécanismes dynamiques de l’océan. « L'X » redirige ici. En 1982, le film Tout feu, tout flamme met en scène une polytechnicienne, jouée par Isabelle Adjani, sûrement inspirée par Anne Chopinet[61]. Pour les candidats français le concours nécessite d'être inscrit dans une université française ou étrangère en troisième année de licence ou en première année de master dans l'un des domaines suivants : mathématiques, informatique, mécanique, physique ou chimie[246]. Cette nouvelle définition des missions de l'École assimile les carrières dans la recherche ou l'économie nationale au service de l'État[86]. Depuis, Polytechnique a toujours conservé son statut militaire, à l'exception de la Seconde Guerre mondiale[78]. Dans le cas général, un ancien élève doit effectuer dix ans sur les vingt années suivant sa sortie d'école dans des emplois assimilables à un service public pour être dispensé du remboursement intégral de ses indemnités. La formation d’architectes navals ENSTA Bretagne reçoit chaque année une reconnaissance du RINA britannique et est parfaitement identifiée des industries navales dans le monde. La première des traditions est le concours d'entrée, sorte de rite de passage[30]. L'École polytechnique, couramment appelée Polytechnique et surnommée en France l'« X », est l'une des 205 écoles d'ingénieurs françaises accréditées au 1er septembre 2019 à délivrer un diplôme d'ingénieur[4]. L'École est en lien avec le monde de l'entreprise, à travers des tables-rondes[194], des visites[195] et des stages[196]. Le X-Forum, organisé chaque fin d'année, permet aux élèves de participer à un forum d'entreprises[197],[198]. Les cursus de 4e année en École d’ingénieur partenaire en convention permettent d’acquérir, au-delà de la formation d’ingénieur généraliste et scientifique de l’École polytechnique, une connaissance générale et une compréhension approfondie des sciences, des techniques et des applications industrielles dans un secteur professionnel spécifique. L'agence a en particulier constaté la « très grande qualité scientifique, reconnue au niveau international », les « moyens exceptionnels » et la « gestion et l'animation remarquables » de l'école[154]. Outre le directeur général, un directeur de l'enseignement et de la recherche est placé sous l'autorité directe du président du conseil d'administration. « L'esprit de corps » des polytechniciens tend ainsi à constituer un véritable « État dans l'État »[30]. C'est la vague des décolonisations qui entraîne une augmentation des admissions d'élèves étrangers : on passe à 8–9 étrangers dans les années 1970 et à 18–19 étrangers dans les années 1980. En 2020, la Cour des comptes consacre à nouveau un chapitre de son rapport à l'École, intitulé L’École polytechnique : une stratégie incertaine, une gestion à redresser[111], critiquant sa stratégie[112]. Les stages civils (environ 140 au total) existent depuis 1997[140] et sont ouverts aux élèves français et aux élèves étrangers francophones volontaires. À partir de l'année 2017, le concours est ouvert aux étudiants français de BCPST[244], avec 10 places proposées la première année[245]. À l'inverse, l'École des Mines de Paris reçoit de futurs ingénieurs civils étrangers depuis 1816, l'École des Ponts et Chaussées depuis 1851, l'École centrale des arts et manufactures depuis sa fondation en 1829 et l'École normale supérieure signe des conventions d'accueil d'élèves et de résidents avec plusieurs pays en 1867. Dans les armées on peut citer les maréchaux de France Joffre, Foch, Fayolle et Maunoury ainsi que l'officier de marine et héros de la Résistance Honoré d'Estienne d'Orves[321],[322]. Ceci ne permet néanmoins pas de conclure sur une augmentation des inégalités puisque dans le même temps la part des jeunes d'origine populaire dans l'ensemble de la génération a baissé. 2 % des élèves créent leur entreprise à la sortie de l'École[204]. 510 élèves polytechniciens sont recrutés chaque année, dont 418 par la filière classes préparatoires et 92 par la filière universitaire[238]. Depuis la rentrée 2020, l’école d’ingénieurs brestoise Ensta Bretagne est entrée dans le cercle restreint des écoles d’application de l’École polytechnique. Le conseil de l'enseignement et de la recherche est un organe composé de personnalités du monde académique et industriel et guide l'École dans ses choix stratégiques en matière de recherche, d'innovation et de formation[1]. Il est ouvert aux élèves et aux personnels du campus mais aussi aux extérieurs[286]. On peut ainsi citer Boston Tech (futur MIT)[o], les polytechnics anglais, les Technische Hochschulen allemandes[124] ou l'Académie militaire de West Point[p]. L'École abrite vingt-deux laboratoires de recherche, répartis en neuf départements, représentant 1 600 personnes dont 640 chercheurs[168]. Le salaire moyen d'embauche s'élève à 76 500 € pour les embauches hors de France[311]. Il faut néanmoins attendre 1972 pour que la modification du concours soit mise en œuvre : elles sont alors sept admises sur une promotion de 315 élèves, dont Anne Chopinet, entrée major[61]. Menu. L'uniforme est revêtu à l'occasion de certaines manifestations comme le Bal de l'X mais surtout lors des cérémonies militaires comme le défilé militaire du 14 Juillet, où une délégation de polytechniciens défile en tête de l'Armée française sur les Champs-Élysées, et ce depuis la présidence de Sadi Carnot en 1887[43]. Les étudiants qui souhaitent suivre cette voie peuvent effectuer leurs études de Master au sein de l’École polytechnique, par le biais d’un programme de master de science et technologie axé sur l’industrie et la recherche, avec des cours dispensés en anglais, ou d’un Master de recherche, en français. Les polytechniciens sont nommés aspirant par arrêté du ministre de la Défense à compter du premier jour de la deuxième année suivant leur incorporation[136], à ce titre, ils perçoivent une solde[137]. Ces laboratoires sont situés sur le site même ou à Paris[150] et sont des unités mixtes avec le CNRS, parfois sous la tutelle d'autres institutions comme le CEA, l'INRIA, l'INRA, l'ENSTA ParisTech ou encore d'autres universités partenaires. Aujourd'hui, 9 % des polytechniciens s'oriente vers le secteur banque assurance[204]. Cette filière est aussi ouverte aux élèves d'HEC qui souhaitent obtenir le double diplôme École polytechnique / HEC Paris[146]. Elle a le statut d'établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP-GE), constitue une grande école militaire placée sous la tutelle du ministère des Armées et est membre fondateur de l'Institut polytechnique de Paris. Le transfert de l'École sur le plateau de Saclay dans les années 1970 créé une impulsion nouvelle pour la recherche, à l'initiative notamment du mathématicien Laurent Schwartz, qui se traduit par un très fort développement des laboratoires, greffés pour certains avec le CNRS[79].